Retour sur mes différentes rencontres sur la côte ouest, de San Francisco à Victoria au Canada, en passant par Portland et Seattle.

Retour sur mes différentes rencontres sur la côte ouest, de San Francisco à Victoria au Canada, en passant par Portland et Seattle.

FRANÇAIS DU MONDE

À l’invitation de Français du Monde San Francisco, j’ai le plaisir de retrouver Yvette Chalom, présidente de l’association, ainsi que les membres de l’association afin d’échanger sur leurs problématiques et notre projet participatif. Plus particulièrement, nous avons abordé  la nécessité d’une plus grande transparence concernant l’attribution de la réserve parlementaire. Je me félicite que le gouvernement actuel ait obligé les parlementaires à rendre publique les bénéficiaires de cette réserve et que contrairement à auparavant elle soit équitablement répartie entre tous les parlementaires soit 130 000 euros par an. Par contre, il est nécessaire de permettre une plus grande transparence dans l’attribution de cette réserve parlementaire. Nous avons échangé sur nos propositions visant à limiter les mandats dans le temps et pour une plus grande transparence de la vie politique.

 

ÉDUCATION EN FRANÇAIS

Tout au long de mon déplacement, j’ai pu mesurer la nécessité de permettre une plus grande accessibilité de l’offre éducative en français. En raison de l’ancien système de prise en charge couplé à une demande en augmentation, les frais de scolarité ont connu une inflation galopante depuis plusieurs années. Face à cette situation,  il s’avère nécessaire d’élargir les conditions d’attribution des bourses scolaires afin de permettre aux familles moyennes de pouvoir en bénéficier pour l’éducation de leurs enfants. Il est impératif que le système d’attribution prenne mieux en compte le coût de la vie en fonction des différentes zones géographiques et les dépenses incompressibles spécifiques à l’Amérique du Nord (mutuelles santés, salaire médian dans le secteur gé). Cette révision du mode d’attribution permettrait d’inclure un plus grand nombre de familles victimes des effets de seuils.

 

Face au coût de la scolarité en français, l’absence d’offre ou par choix d’une intégration dans le dispositif américain, des dispositifs Flam (Français LAngue Maternelle)  (http://www.associations-flam.fr/) se constituent de plus en plus aux États-Unis. Ce dispositif extrascolaire offre des cours de Français aux familles qui souhaitent conserver une pratique et un lien avec la culture française.

À ce titre, j’ai rencontré Gabrielle Durana, présidente et fondatrice de l’association « Éducation Française Bay Aréa » (http://efba.us/fr/) qui dispense des cours de français pour les enfants francophones et anglophones dans 22 écoles réparties dans 13 villes de la baie de San Francisco. En 2015, c’est près de 470 enfants qui ont pu bénéficier des cours de français.

Tout au long de mon déplacement,  j’ai pris soin de rencontrer les familles qui ont mis en place ce type de dispositifs que ce soit à San Francisco ou à Seattle.

Actuellement sous financé l’aide prévue par ce dispositif est dégressive dans le temps, ce qui fragilise grandement le dispositif. Son financement doit être augmenté de manière significative tout en modifiant la durée afin de permettre un financement pérenne de ces dispositifs sur l’ensemble du continent américain. Si je suis élu, je m’engage également à soutenir financièrement les différents dispositifs en Amérique du Nord.

Je prends également soin de visiter les établissements français présents en Amérique du Nord. À ce titre, j’ai effectué une visite de l’École Franco-Américaine du Puget Sound à Seattle. Cet établissement, qui propose un enseignement bilingue, accueille 425 élèves dont près de 30% sont issus de familles françaises ou franco-américaine. Puget Sound promeut une pédagogie différenciée qui pourrait être source d’inspiration pour les établissements scolaires en France. Je suis ressorti de cette rencontre avec la ferme intention de mettre en place des échanges permettant de nous inspirer et d’évaluer les différentes approches pédagogiques au sein des différents établissements français hors de France afin de les utiliser et les mettre en oeuvre dans les établissements métropolitains, que les initiatives hors de France puissent être utiles à l’Éducation Nationale en France.

AGENTS CONSULAIRES | CONTRATS LOCAUX

J’ai également eu l’occasion d’échanger avec la représentante syndicale du personnel consulaire à San Francisco. Elle me fait part des difficultés financières rencontrées par de nombreux agents en raison du coût de la vie à San Francisco. Le coût de la vie, un sujet qui revient souvent quand on sait que le prix de départ pour louer un studio est de 3 500 dollars par mois. Au fil de mes déplacements, j’ai pu constater que ces préoccupations concernent de nombreux postes en Amérique du Nord. Nous étions intervenus avec la conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger, Annie Michel sur la situation des agents du consulat de New York à l’occasion de ma venue avec le sénateur Jean Yves Leconte. Face à cette situation récurrente, je vais demander une évaluation précise de la situation  des agents sur l’ensemble des postes en Amérique du Nord. Je travaillerai pour que les économies réalisées grâce à la numérisation progressive des actes administratifs puissent bénéficier à la revalorisation des conditions salariales des agents consulaires. La qualité du service public passe aussi par une plus grande reconnaissance et une amélioration des conditions de vie pour ces agents qui se dévouent et permettent d’offrir des services indispensables auprès de nos compatriotes hors de France.

CHAMBRE DE COMMERCE ET ENTREPRENEURS

J’ai pu rencontrer la responsable de la chambre de commerce française à San Francisco, Sophie Woodwille ainsi que consul honoraire et directeur de la chambre de commerce de Seattle, Jack A. Cowan. La chambre de commerce de San Francisco compte 350 membres dans une zone économique très dynamique et très concurrentielle. Elles effectuent des missions de prospection commerciale pour les entreprises en proposant à celles n’ayant pas de bureau à San Francisco d’être domiciliée auprès de la chambre de commerce.

Celle de San Francisco a mis en place un service de placement auprès des entreprises en recherche de main d’œuvre qualifiée. Il existe 23 chambres de commerce françaises en Amérique du Nord. Elles ne bénéficient d’aucune subvention publique et s’autofinancent  grâce à la participation de leurs membres et l’organisation d'événements payants et leurs services d’appui aux entreprises. La chambre de commerce de Seattle comprends 75 sociétés membres dont 30 français dont notamment le groupe industriel et technologique Safran ou Véolia. La ville connaît un fort développement économique en raison de l’explosion du secteur aéronautique et de la présence des sièges sociaux d’entreprises tels que Microsoft et Starbucks. Les entreprises françaises investissent dans la région principalement par le biais d’acquisition d'entreprises locales. La chambre de commerce les aide dans leur implantation.

 

En tant que membre de la commission du commerce extérieur à l’Assemblée des Français de l’étranger, je participe à un groupe de travail qui a pour mission d’évaluer les différents dispositifs à l’export afin d’émettre des recommandations auprès du gouvernement. Ce groupe de travail fait suite à mes nombreuses rencontres avec des entrepreneurs français qui m’ont fait part du manque d’information et de l’inaccessibilité des différents dispositifs mis à leur disposition. La mise en place d’un guichet unique à destination des entrepreneurs constitue une réelle avancée. Il faut également permettre aux PME d’accéder aux dispositifs à l’export, trop souvent accessibles aux seuls initiés ou aux grands groupes.

 

Je suis allé à la rencontre de plusieurs entrepreneurs français installés à Portland. Aussi bien dans la restauration que dans l’import de produits français aux États-Unis, ils participent activement au rayonnement de la France et aux échanges entre nos deux pays. Ils m’ont fait part de leurs inquiétudes suite à l’élection de Donald Trump et sa volonté de repli qui pourrait nuire fortement aux échanges entre les deux pays. Ils m’ont fait part également de la nécessité de simplifier les dispositifs d’aide à l’export afin de les rendre plus accessibles et efficaces à destination des petites et moyennes entreprises.

 

ALLIANCE FRANÇAISE

À chacun de mes déplacements, je tiens à visiter et à échanger avec les responsables des Alliances françaises. J’ai pu ainsi visiter celles de San Francisco, Portland et Seattle. Le Canada et les États-Unis regroupent 116 Alliances Françaises,  leur rôle est de proposer des cours de français à tous les publics et de faire connaître la culture française et les cultures francophones en favorisant la diversité culturelle. À ce titre, elles jouent un rôle essentiel pour la diffusion de la langue et de la culture française. Ne bénéficiant d’aucune subvention publique, leur financement est principalement assuré par leur offre de cours de français. Elles existent généralement grâce au dévouement de bénévoles et de l’entraide au sein de la communauté.

 

RENCONTRES CONSULAIRES

À chacun de mes déplacements, je prends soin de rencontrer les conseillers consulaires, véritables élus de proximité, ainsi que les chefs de postes consulaires afin de mieux identifier les enjeux et réalités spécifiques à chaque circonscription consulaire.

À ce titre, je me suis entretenu avec Serge Morel, conseiller consulaire et le Vice consul de France à San Francisco. Comme souvent le nombre d’inscrits au consulat ne reflète aucunement la réalité de la présence française dans la région. Bien que la population recensée sur l’ensemble de la circonscription consulaire soit de 26000, les services du consulat évaluent le nombre de français à 60 000 rien que sur la baie de San Francisco.  Le consulat couvre 10 états américains soit plus de 7 fois la superficie de la France. Ce qui n’est pas sans poser de réelles difficultés pour les personnes éloignées obligées d’effectuer des trajets importants et onéreux pour établir certains actes administratifs. Le gouvernement a mis en place un portail unique pour les Français de l’étranger par le biais du site www.service-public.fr Cela a permis aux Français d’effectuer plusieurs de leurs démarches en ligne via un support unique. Cela constitue une première étape vers la dématérialisation progressive des démarches administratives pour les Français établis hors de France. Je souhaite poursuivre cette dynamique afin de réussir l'avènement d’un véritable consulat numérique en dématérialisant toutes les procédures administratives à horizon 2020.

Au nombre de 56 aux États-Unis et de 10 au Canada, les consuls honoraires accomplissent bénévolement un rôle d’intermédiaires entre les ressortissants français et les différents postes consulaires. Dans l’état de Washington, cela concerne près de 7000 français et la remise de plus de 450 passeports par année.

À Victoria au Canada, j’ai également au le plaisir de rencontrer la conseillère consulaire Danielle Thaler et le tout nouveau consul honoraire François Viquesnel. Des personnes qui oeuvrent au quotidien au service de la communauté française avec un souci d’entraide et de convivialité. Ils me font part de l'augmentation de la communauté française qui s’établit actuellement au nombre de 700 personnes. La présence récente d’un consul honoraire facilite les démarches administratives pour la plupart des citoyens obligés d’aller au consulat de Vancouver, nécessitant ainsi plusieurs heures de déplacements.

Bien qu’une grande partie des actes soient établis au consulat de France à Vancouver, ce qui nécessite un voyage de plusieurs heures en Ferry.

Les gens choisissent cette ville pour sa douceur de vivre et son climat tempéré avec des paysages qui me rappellent fortement la bretagne. J’ai profité de cette venue à Victoria pour participer à une soirée sous le signe du partage organisée par les membres de Français du Monde afin de célébrer la nouvelle année. De nombreux francophiles étaient présents me racontant leurs parcours de vies inspirants et leurs goûts prononcés pour la culture française

 

RÉUNIONS PUBLIQUES

Dans chacune des villes où je me suis déplacé, j’ai organisé des rencontres publiques participatives citoyennes afin d’échanger sur les propositions inscrites dans notre plateforme participative. Cela nous permet également d’échanger sur l’ensemble de vos sujets de préoccupations de nos concitoyens en Amérique du Nord comme la fiscalité, l’éducation, l’emploi, les retraites, la reconnaissance des diplômes. Mais également sur ma volonté de faire de la politique différemment à travers notre démarche participative où nos propositions pour rénover la vie politique et une plus grande transparence de la vie publique.

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